Face aux violences basées sur le genre (VBG), la connaissance du cadre légal s’impose comme le premier rempart. C’est le message porté par le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme (RIDDEF), qui a réuni ce samedi 19 septembre 2026 vingt représentantes d’organisations féminines et féministes à son siège pour un atelier de formation intensif.
Placée sous le thème « Connaître la loi pour briser le silence », cette initiative, soutenue par le Fonds d’Innovation pour l’Égalité des Genres (FIEG) de Carrefour International, visait à armer ces actrices de terrain face aux enjeux de la Loi n°2021-894 du 21 décembre 2021 relative aux violences domestiques.
Faire des associations des relais de justice


Au cours de cette journée d’échanges, les participantes ont décortiqué les mécanismes juridiques de protection et d’accès à la justice, travaillé sur des cas pratiques et analysé les freins à l’application effective du texte. L’enjeu dépasse la simple théorie : il s’agit de structurer un plan d’action communautaire pour transformer ces organisations en véritables points d’ancrage pour l’orientation et l’accompagnement des survivantes. « Une loi ne peut véritablement protéger que si elle est connue, comprise et accessible à celles et ceux qui doivent en bénéficier », a souligné le RIDDEF, présidé par Mme Chantal Ayemou.

En renforçant l’expertise de ces vingt leaders, le RIDDEF entend faire passer un message clair aux communautés : connaître ses droits et savoir vers qui se tourner constituent les premières étapes indispensables pour oser parler et agir efficacement contre l’impunité.
Augustin Tapé, journaliste spécialisé en genre










