
En prélude à la célébration de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA COF 2026) prévue le 31 juillet prochain, le Consortium des OSC Féminines a organisé, ce jeudi, une conférence en ligne stratégique sur le thème : « Droits de l’Homme et cybercriminalité ».
Cette rencontre, qui vise à renforcer les capacités des femmes face aux enjeux numériques, a été animée par la professeure de droit Marie-Paule Babli. Pour la présidente de l’ONG OULEON, l’heure est à la vigilance : « La cybercriminalité n’est pas qu’une question technique ou pénale. C’est d’abord une question de droits de l’Homme », a-t-elle affirmé avec force.
Si le numérique demeure un formidable vecteur d’émancipation, la juriste souligne qu’il a également ouvert la voie à des violations massives. Entre autres, atteintes à la vie privée, cyberharcèlement, escroqueries et désinformation.
Face à ces menaces, Mme Babli pose un dilemme crucial pour les États et les plateformes : comment instaurer des mesures de sécurité efficaces sans pour autant sacrifier les libertés individuelles au nom de la protection ? Pour l’experte, la réponse ne peut être purement technique ; elle exige une réflexion partagée où la responsabilité des utilisateurs est tout aussi engagée que celle des décideurs.
En clôture de cette formation dédiée au leadership féminin, la professeure a lancé un appel à une prise de conscience collective. Elle a rappelé que la lutte contre les dérives numériques doit impérativement s’adosser à une boussole éthique : « Le monde numérique doit rester un espace humain, régi par la dignité, la liberté et la responsabilité. »
À travers cette initiative, le Consortium des OSC Féminines réaffirme sa volonté d’outiller les femmes africaines, actrices incontournables de la résilience et de l’intégrité de l’information dans un monde technologique en mutation permanente.
Augustin Tapé, journaliste spécialisé en genre en Côte d’Ivoire









Une réponse
Merci pour cet article…et cette réflexion juste de cette formation