Lutte contre l’orpaillage clandestin : la députée Adjaratou Traoré préconise des sanctions accrues contre les complices

​Inquiète face à l’ampleur prise par l’extraction illégale d’or en Côte d’Ivoire, Adjaratou Traoré, députée RHDP de Koumassi, réclame un renforcement des mesures législatives et sécuritaires.
​À la suite du débat diffusé dans l’émission NCI 360 sur les origines et la persistance de ce phénomène, la parlementaire a appelé à dépasser le stade des constats pour engager une action ferme. Selon elle, l’orpaillage illégal constitue une menace directe pour les ressources naturelles et l’environnement du pays, notamment à travers la dégradation des sols agricoles et des cours d’eau.
​Pour endiguer ce fléau, l’élue propose une réforme de la loi axée sur plusieurs priorités :
​Criminalisation de l’ensemble de la chaîne de complicités : viser non seulement les exécutants sur le terrain, mais aussi les réseaux logistiques et financiers qui soutiennent cette économie informelle.
​Protection de l’environnement : préserver prioritairement les ressources hydriques et les terres exploitables.
​Inclusion sociale et alternatives économiques : mettre en place des programmes d’insertion pour offrir aux jeunes des débouchés légaux et les détourner de ces activités clandestines.
​Réaffirmant que « la souveraineté écologique de la Côte d’Ivoire ne se négocie pas », la députée souhaite placer la lutte contre l’exploitation aurifère illégale au centre des priorités nationales, en combinant répression ciblée et politiques de prévention socio-économiques.

Augustin Tapé

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