
Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a placé, le Jeudi 13 août 2026, la question des libertés publiques et de la représentativité au cœur de son 64ᵉ Forum des droits de l’Homme. Cet espace d’échanges majeur a dressé un bilan du respect des droits de l’Homme lors des processus électoraux de 2025, en mettant particulièrement l’accent sur la participation politique des femmes et des jeunes.
Intervenante clé en tant que facilitatrice sur le leadership féminin, Marie-Flore Begou Wazi, également initiatrice du Groupe de Plaidoyer pour une Gouvernance Électorale Inclusive et personne ressource du Projet d’appui au respect des droits de l’Homme dans les processus électoraux (PARDHE 2025-2027), a dressé un diagnostic lucide des scrutins présidentiel et législatifs de 2025.
Une participation féminine encore en deçà des ambitions
Si les femmes continuent de porter massivement les scrutins en tant qu’électrices, leur présence au sommet des sphères décisionnelles demeure largement insuffisante. Pour Marie-Flore Begou, la citoyenneté active des femmes ne peut se cantonner à un rôle d’appoint : elle doit se traduire par une présence effective parmi les candidates, les élues et les instances dirigeantes des partis politiques et des institutions républicaines.
Le bilan des élections de 2025 met ainsi en lumière une persistance des barrières structurelles, soulignant l’urgence de réformes pour garantir une représentation plus équitable au sein des assemblées élues.
Pour une chaîne électorale repensée et inclusive
Face à ces constats, l’experte plaide pour un changement de paradigme reposant sur une gouvernance électorale inclusive. Celle-ci ne se décrète pas, mais s’intègre à chaque maillon de la chaîne électorale : de l’assouplissement des conditions d’accès aux candidatures jusqu’au renforcement du suivi et de l’évaluation de la participation féminine grâce à des indicateurs précis et des données désagrégées.

Soutenue par des partenaires institutionnels tels que l’Union européenne et l’Institut danois des droits de l’Homme, cette dynamique de plaidoyer vise à transformer les règles et les pratiques institutionnelles. L’objectif ultime est clair : faire de la participation politique des femmes non plus une variable d’ajustement, mais une exigence démocratique fondamentale pour une Côte d’Ivoire plus juste, inclusive et représentative.
Augustin Tapé












