Diplomatie féministe et lutte contre les VBG : Dre N’deye Faty Sarr pilote les assises scientifiques de mai 2027 à Abidjan

La capitale économique ivoirienne accueillera, du 5 au 7 mai 2027, la troisième édition du Colloque international de recherche pluridisciplinaire sur les VBG et la résilience en Afrique, axé sur le thème « Diplomatie féministe africaine et prévention des VBG : du discours aux mécanismes de redevabilité ».

Portée par le Bureau international de la femme et de l’enfant (BIFE) sous le commissariat général de Beugré Damas Miezan, cette rencontre réunira près de 250 acteurs clés — chercheurs, parlementaires, magistrats, membres de la société civile et partenaires techniques. L’objectif est de transformer Abidjan en un carrefour de réflexion stratégique pour évaluer l’efficacité des politiques publiques face aux violences domestiques, sexuelles, économiques, aux mariages précoces, aux mutilations génitales, aux cyberviolences ainsi qu’à la traite des personnes.

Le point d’orgue de ces assises sera l’élaboration d’un référentiel analytique africain novateur. Conçu comme une aide à la décision pour les gouvernements et un levier de plaidoyer pour la société civile, cet outil permettra de mesurer l’impact réel de la diplomatie féministe sur le continent.

Les travaux s’articuleront autour de quatre axes majeurs, consistant à définir les contours d’un modèle africain propre de diplomatie féministe, à analyser la traçabilité budgétaire des politiques publiques dédiées, à impliquer activement les Parlements, les Cours des comptes et la société civile dans le contrôle de l’action publique, ainsi qu’à croiser les problématiques de sécurité, de changement climatique et de VBG.

Sous la houlette d’un comité scientifique prestigieux piloté par la sociologue N’deye Faty Sarr (directrice exécutive du GAR-PSTA) et réunissant des figures éminentes telles que Fatou Sow Sarr, Aïcha Belarbi, Kourra Félicité Owona Mfegue, Georgette Zamblé et Arlène B. Tickner, ce colloque ambitionne de combler le fossé persistant entre les promesses juridiques des États africains et la réalité de terrain dans l’éradication des violences faites aux femmes et aux enfants.

Augustin Tapé, journaliste spécialisé en genre et sauvegardes sociales

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