Crise migratoire sans précédent à Ceuta : Madrid et Rabat sous pression européenne

L’enclave espagnole de Ceuta fait face à une crise migratoire sans précédent. Ce jeudi , selon les autorités espagnoles, des dizaines de milliers de personnes, majoritairement de jeunes Marocains, ont réussi à traverser la frontière en nageant.

Le bilan provisoire de ce drame humain est d’au moins 18 morts. Face à l’afflux massif et à la saturation des forces de l’ordre, le gouvernement espagnol a décidé de fermer la frontière et de déployer l’armée. Le chef du gouvernement, Pedro Sanchez, s’est rendu sur les lieux pour évaluer la situation.

Cette crise dépasse désormais le cadre bilatéral hispano-marocain pour prendre une dimension européenne. L’Italie, par la voix de Giorgia Meloni, a vivement réagi, allant jusqu’à demander l’exclusion temporaire de l’Espagne de l’espace Schengen. Rome accuse Madrid d’avoir, par sa politique de régularisation des sans-papiers, indirectement incité à ces traversées. Une accusation qualifiée de « démagogique » par le gouvernement espagnol.

De son côté, la Commission européenne tente de calmer le jeu en proposant une aide concrète. Elle suggère un renfort de l’agence européenne Frontex et plaide pour un retour rapide des migrants au Maroc. Dans cette optique, Rabat et Madrid ont annoncé une intensification de leur coopération afin d’organiser ces rapatriements dans les plus brefs délais.

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