Du travail de terrain aux bancs de l’Assemblée nationale, le Centre AHOU franchit une étape décisive pour l’inclusion politique de la jeunesse ivoirienne. Sous la houlette de sa Directrice, Dre Anne-Nadège Assahon, l’institution spécialisée dans la recherche s’investit activement pour transformer les diagnostics scientifiques en réformes législatives concrètes.

Récemment invité au Caucus parlementaire, un espace d’échanges initié par la Fondation Konrad-Adenauer (KAS) réunissant jeunes, chercheurs, acteurs civiques et élus nationaux, le Centre AHOU a exposé les résultats de son étude consacrée à l’implication des jeunes dans les processus électoraux en Côte d’Ivoire. Présentés par la première responsable dudit centre devant un parterre de députés, ces travaux documentent la place réelle des jeunes dans les scrutins tout en mettant en lumière les freins structurants qui entravent leur accès aux instances de décision.
Une synergie scientifique au service de l’action parlementaire

La confrontation de ces données empiriques avec les conclusions des recherches menées par la KAS a ouvert un dialogue direct et inédit entre parlementaires et jeunes leaders. Dépassant le simple constat d’impasse, le Centre AHOU a structuré et accompagné un atelier de formulation de propositions citoyennes soumis aux législateurs.
Cette concertation a débouché sur la rédaction d’un texte fondateur : la « Proposition de loi portant représentation des jeunes dans les assemblées élues et institutions de la République de Côte d’Ivoire ».
Vers une réponse législative durable
L’initiative amorce une phase de consolidation. D’autres sessions de travail techniques sont programmées pour affiner le contenu du texte et poursuivre la navette de concertation avec les parlementaires. L’objectif vise à doter le pays d’un cadre légal garantissant un quota ou des mécanismes d’accès renforcés aux instances décisionnelles pour les jeunes.
En concrétisant la passerelle entre données probantes, concertation citoyenne et initiative législative, le Centre AHOU démontre la capacité de la recherche appliquée à faire évoluer les institutions démocratiques ivoiriennes.
Augustin Tapé, journaliste spécialisé en genre










