Surnommée « la Baronne », « Nanfitini » ou encore « El Commandanté », Kankou Samaké s’est imposée en quinze ans comme une figure incontournable de l’événementiel en Côte d’Ivoire. Originaire de Tiémélékro, elle s’est frayée un chemin loin des destins tracés pour s’affirmer comme la référence absolue de l’accueil professionnel. Le 30 juillet 2026, elle célèbrera le 15e anniversaire de Djigui-ya Agence au cinéma Pathé Cap Sud à Abidjan, autour du thème : « L’autonomisation de la jeune fille : inspirer, former et construire l’avenir ».
De l’école de la débrouillardise à la création de Djigui-ya
Née dans le Moronou où elle organisait déjà les fêtes et tournois locaux, Kankou refuse le mariage précoce pour faire des études son « passeport pour la liberté ». Après un BTS en communication d’entreprise à Abidjan, elle découvre le monde de l’accueil par hasard, en poussant la porte d’une agence face à son école. Elle y apprend la rigueur, le maintien et la discipline de fer qui feront sa marque de fabrique.
En 2011, elle fonde Djigui-ya (qui signifie « Espoir » en bambara) avec une conviction forte : redorer le blason d’un métier souvent sous-estimé. Pour elle, la plastique ne suffit pas ; l’agence recourt ainsi à des profils hautement qualifiés (BTS, licences, masters, bilingues) pour imposer une excellence intellectuelle et un savoir-être irréprochable.
Une référence pour les plus grands événements
Grâce à ce professionnalisme intransigeant, Djigui-ya Agence est devenue le partenaire privilégié des manifestations majeures du pays : retour d’Interpol, 70 ans de Solibra, Afrik Fashion Show, concerts de Davido, Miss Côte d’Ivoire, Jayli Awards ou encore le mariage de la famille Kabila. Un succès qui s’étend au-delà d’Abidjan, avec l’ouverture d’une représentation à Yamoussoukro en 2026 et le projet futur de créer une école professionnelle dédiée aux métiers de l’accueil.
Mère de trois enfants et profondément attachée à ses racines rurales, Kankou Samaké demeure un modèle inspirant d’autonomisation et de persévérance, prouvant à la jeunesse ivoirienne que la rigueur et le travail transforment une simple passion en une véritable institution.








