« Tu veux mettre ton papa en prison ? » C’est le genre de phrase culpabilisante qu’aucune victime de violence basée sur le genre (VBG) ne devrait plus jamais entendre lorsqu’elle cherche de l’aide.
Pour mettre fin à ces pratiques d’intimidation et améliorer la prise en charge des victimes, l’organisation Stop au Chat Noir a réuni, le 28 août dernier à Dabou, une vingtaine de relais et de membres de la communauté locale. L’objectif : une journée d’immersion et de formation dédiée à la prévention des VBG, ainsi qu’à l’accueil et à l’orientation des survivant·es.
Priorité absolue aux soins et à la sécurité
L’initiative vise à faire évoluer radicalement les mentalités au sein des communautés.

Les organisateurs ont réaffirmé un principe fondamental : aucun lien familial ne saurait justifier la minimisation d’un acte d’agression, et l’heure n’est plus aux arrangements à l’amiable qui étouffent les affaires au détriment des victimes. La sécurité, l’accès aux soins de santé et l’accompagnement psychologique et juridique doivent désormais primer sur toute autre considération.
Garantir un premier accueil bienveillant
En renforçant les compétences de ces acteurs de terrain, l’ONG entend s’assurer que chaque première demande d’aide soit accueillie avec une écoute attentive, bienveillante et sans jugement, ouvrant la voie à une orientation rapide et adaptée.
L’organisation n’a pas manqué de saluer la forte implication des participant·es, soulignant que la formation des relais locaux constitue un levier essentiel pour briser définitivement le cycle des violences.
Augustin Tapé












