DÉCLARATION DU GROUPE DE PLAIDOYER POUR UNE GOUVERNANCE ÉLECTORALE INCLUSIVE
Le Message à la Nation du Président de la République, à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire, ouvre une perspective porteuse d’espoir pour la consolidation de notre démocratie, le renforcement de nos institutions et la construction d’une gouvernance électorale plus forte, et plus inclusive.
Nous retenons particulièrement l’ambition de bâtir une Grande Côte d’Ivoire, fondée sur un développement de qualité et une prospérité partagée, ainsi que l’engagement en faveur d’institutions fortes, crédibles et adaptées aux défis de notre temps.
Cette ambition ne saurait être pleinement réalisée sans des institutions qui reflètent la diversité, les compétences et les aspirations de l’ensemble de la Nation.
Nous saluons, à cet égard, l’engagement annoncé en faveur de la réforme de la gouvernance électorale, présentée comme une nouvelle étape de la maturité démocratique de notre pays.
La volonté de renforcer la transparence, de clarifier les responsabilités dans l’organisation des élections et de consolider la confiance de l’ensemble des acteurs constitue, pour nous, une opportunité historique.
Cette réforme doit être l’occasion de franchir une étape supplémentaire : celle d’une gouvernance électorale où la voix des femmes compte dans une proportion significative et effective.
Nous saluons également la reconnaissance, dans le Message à la Nation, du rôle des femmes comme force essentielle du développement de la Côte d’Ivoire.
Dès lors, une conviction s’impose : les femmes qui contribuent au développement de la Nation doivent également pouvoir contribuer pleinement à la gouvernance de ses institutions démocratiques.
Nous appelons donc à ce que la réforme de la gouvernance électorale accorde une attention particulière à la représentation et à la participation effective des femmes, notamment au sein de la future architecture institutionnelle chargée de l’organisation et de la supervision des élections.
Notre plaidoyer pour une représentation d’au moins 30 % de femmes au sein de l’organe chargé des élections s’inscrit pleinement dans l’esprit de modernisation, de crédibilité institutionnelle et de confiance démocratique affirmé dans le Message à la Nation.
30 % n’est pas seulement un chiffre.
C’est un seuil de confiance, de représentation et de responsabilité.
Nous croyons qu’une institution électorale plus inclusive sera une institution plus proche de la société, plus représentative de la Nation et, par conséquent, davantage en mesure de renforcer la confiance des citoyennes et des citoyens dans le processus électoral.
À l’occasion des 66 ans de notre Indépendance, nous voulons donc voir dans la réforme électorale en cours non seulement une réforme technique, mais aussi une occasion historique de faire progresser durablement la représentation et la participation des femmes dans la gouvernance démocratique de notre pays.
Nous sommes convaincues que les ambitions d’une Grande Côte d’Ivoire, annoncées par le Président de la République, devrait également répondre à l’exigence de représentativité, d’équité et d’inclusion dans la conduite des affaires publiques.
Car une démocratie forte est une démocratie qui donne toute leur place aux femmes et aux hommes qui composent la Nation.
66 ans d’Indépendance.
Une démocratie qui se consolide.
Des institutions qui se modernisent.
Des femmes qui prennent pleinement leur place.
Pour le Groupe de Plaidoyer pour une Gouvernance Électorale Inclusive
Marie-Flore BEGOU











