Une cinquantaine de participant(e)s, incluant des femmes affectées par des projets fossiles en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou au Burkina Faso, se sont donné rendez-vous, du 12 au 14 Août 2026, dans la ville balnéaire de Jacqueville, à une trentaine de kilomètre d’Abidjan pour capitaliser les luttes, renforcer leurs compétences juridiques et exiger une transition énergétique juste. C’était lors de la 2e édition du Camp Climat 2026 en Côte d’Ivoire, organisée par Synergies et Développement (SynDev), en partenariat avec la Coalition Ivoirienne des Défenseurs des Droits Humains (CIDDH).

A la cérémonie d’ouverture, présidée par Madame Fatou Samba, Présidente du Mouvement des femmes affectées par les projets de la BAD en Afrique de l’Ouest, et PCA de SynDev, aux côtés de Madame Marthe Coulibaly, Coordinatrice nationale de la Coalition Ivoirienne des Défenseurs des Droits Humains, les femmes ont réaffirmé leur volonté d’être des actrices clés de la justice climatique et à peser directement sur les politiques et les opérations de la Banque Africaine de Développement (BAD). Elles veulent tout simplement demeurer des « Gardiennes du Climat ». Des femmes africaines en marche pour une transition énergétique juste et sans fossiles. Parce que les femmes sont en première ligne face aux crises climatiques, elles sont aussi en première ligne pour bâtir les solutions, tel est l’engagement pris à cette rencontre.

Le programme a été meublé d’une Session Mystica », où les participantes des différents pays ont présenté une grande variété de productions locales menacées par les projets. Aussi, a-t-on pu assister à des ateliers, un partage d’expériences, un procès fictif de la BAD et la rédaction de la « Déclaration dite de Jacqueville » pour peser sur les politiques régionales.
Point d’achèvement de cette rencontre, c’est une visite à Ahouaty, pour mobiliser à la lutte les femmes dudit village qui abrite la centrale hydroélectrique de Singrobo-Ahouaty, un projet énergétique majeur de 44 mégawatts situé sur le fleuve Bandama en Côte d’Ivoire, soutenu notamment par le Groupe de la Banque africaine de développement.
Le Camp Climat 2026 en Côte d’Ivoire, faut-il le rappeler s’inscrit dans le cadre du projet « Amplifier la voix des femmes affectées par les projets de la Banque Africaine de Développement en Afrique de l’Ouest » et avec l’appui de la Fondation pour une Société Juste (FJS), du Frontline Women’s Fund, de l’American Jewish World Service et du Global Fund For Women.
Augustin Tapé, journaliste spécialisé en genre et Sauvegarde sociale à Abidjan










