La deuxième édition du Camp Climat 2026 en Côte d’Ivoire a été meublé de plusieurs sessions, dont celle liée à la thématique centrale « Gardiennes du climat ! », qui met les femmes au premier plan de la lutte pour la justice climatique.
Lors de cette session de formation animée par Olga Monique Agneroh, présidente de Voix Zen & Libre, Coordinatrice des programmes Eco-InnoAction, a martelé l’urgence de repenser les modèles énergétiques actuels. Selon elle, le simple changement des modes de production et de consommation reste insuffisant s’il s’affranchit des réalités socio-économiques des femmes.

Les femmes, premières victimes et actrices marginalisées
Premier constat dressé au cours des échanges : les femmes subissent de plein fouet l’impact des crises climatiques et énergétiques. Pourtant, elles demeurent largement exclues des sphères décisionnelles, des financements, ainsi que des emplois créés par le secteur. Olga Monique Agneroh appelle donc à l’émergence d’une transition « juste et féministe », capable d’allier durabilité écologique, équité sociale et inclusion économique.
Les recommandations majeures aux parties prenantes
Pour traduire cette vision en mesures concrètes, l’intervenante a formulé quatre recommandations majeures aux parties prenantes.
D’abord aux Gouvernements, il faut intégrer systématiquement la dimension de genre dans la conception des politiques énergétiques et climatiques nationales.
Ensuite, le secteur privé et investisseurs devait faciliter l’accès des femmes aux financements stratégiques et stimuler leur recrutement dans les métiers verts.
Enfin, respectivement à la société civile et aux femmes, maintenir la pression pour faire entendre la voix des communautés locales et particulièrement celle des femmes et affirmer leur positionnement non plus comme de simples bénéficiaires, mais comme des décideuses et des actrices clés du changement.
« Une transition énergétique qui transforme nos systèmes sans transformer les inégalités ne peut pas véritablement être considérée comme juste », a conclu Olga Monique Agneroh, invitant l’ensemble des acteurs à un changement de paradigme immédiat.
Augustin Tapé, journaliste spécialisé en genre et Sauvegarde sociale à Abidjan











