Forte mobilisation de 𝐥𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐚𝐥𝐥𝐚𝐢𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐟

Ce vendredi 31 juillet 2026, l’amphithéâtre A de l’Université Nangui Abrogoua a fait salle comble. Des milliers de personnes, parmi lesquelles des étudiants, des membres du ROJNAD, des élèves de l’INFAS et des U-Reporters, ont répondu à l’appel du Conseil National pour l’Alimentation et la Nutrition (CONANUT), représenté par sa coordinatrice nationale, le Dr Patricia N’goran Yobouet.

L’objectif de cette mobilisation était d’enrayer la baisse préoccupante du taux d’allaitement exclusif en Côte d’Ivoire, tombé de 34 % en 2021 à 25,3 % en 2025, et de rappeler que le lait maternel constitue le premier vaccin naturel pour l’enfant.

Face à la persistance d’idées reçues chez les jeunes, telles que « l’allaitement gâte la poitrine », « dès 3 mois, le bébé a soif » ou « à 4 mois, on peut lui donner de l’attiéké », la nouvelle génération a décidé de réagir.

N’da Gnamien Aimé Ghislain, président du Réseau des Organisations de Jeunesse pour la Nutrition, l’Alimentation et le Développement Durable, a affirmé avec conviction : « Nous sommes convaincus que la jeunesse est actrice face aux enjeux qui touchent la vie de nos enfants. Nous nous engageons solennellement à promouvoir l’allaitement exclusif comme norme sociale et sanitaire, et à mener une lutte inflexible contre la désinformation, en traquant, démontant et éradiquant les fausses croyances qui polluent nos espaces de vie et nos foyers. »

La session interactive a constitué un temps fort de la rencontre. Le Dr Patricia N’goran Yobouet a répondu directement aux questions des jeunes parents, abordant aussi bien les gestes du quotidien que les situations les plus stressantes, rassurant ainsi durablement les participants.

Kouamé Yeboua Kouakou, venu de Daoukro, a exprimé sa reconnaissance : « Un grand merci à Madame la Coordinatrice ! Grâce à ses explications concrètes sur la position du bébé et les bonnes pratiques au quotidien, je me sens enfin mieux outillé. Je repars sur le terrain avec des consignes claires et faciles à appliquer pour accompagner au mieux nos jeunes mamans. »

N’Guessan Kouadio Fulgence, infirmier, a abondé dans le même sens : « Ses réponses lèvent définitivement le doute sur la gestion des engorgements et des infections mammaires. Savoir exactement quelles précautions prendre, ça me permet de rassurer immédiatement les mères et de déconstruire ces fausses croyances avec assurance. »

Kouakou Grace, quant à elle, repart soulagée : « Je suis pleinement satisfaite des réponses obtenues. Comprendre l’attitude à adopter face à un nouveau-né qui refuse le sein est un vrai soulagement. Et voir que notre proposition d’inscrire cette sensibilisation dans la durée, via une plateforme pour les futurs parents, a été bien accueillie, me réjouit énormément ! »

A.T

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