Pour matérialiser officiellement leur frontière terrestre longue de 150 kilomètres, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont procédé à l’installation de 78 bornes frontalières. Portée conjointement par la Commission nationale de frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI) et son pendant ghanéen, cette opération inédite s’impose comme une première historique depuis les ultimes travaux de démarcation menés en 1929.
Au-delà de sa portée purement cartographique, cette démarche stratégique ambitionne d’éradiquer les conflits fonciers récurrents entre les communautés riveraines et de sécuriser la zone face aux menaces d’infiltrations criminelles. En impliquant des repères physiques précis, Abidjan et Accra souhaitent consolider la sécurité frontalière tout en garantissant la cohésion sociale et la fluidité des déplacements pour les populations locales établies de part et d’autre de la ligne de démarcation.
A.T












