Figure de référence de la société civile ivoirienne et internationale, la Docteure Honoris Causa Marguerite Koné Yoli-Bi incarne un leadership d’exception au service de la démocratie, de la paix et des droits des femmes. Scientifique de formation, titulaire d’une Maîtrise en Zoologie et d’un DEA en Sciences de l’Éducation, cette Inspectrice Générale de l’Éducation Nationale de Côte d’Ivoire a également mis son expertise au service de l’État en tant que Conseillère Technique auprès du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant.
Forte d’un parcours académique rigoureux, elle s’est imposée en plus de deux décennies comme une référence mondiale dans le domaine électoral, apportant son éclairage à des institutions prestigieuses telles que la CEI de Côte d’Ivoire, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’ONU Femmes, le PNUD ou le NDI, tout en supervisant des scrutins d’envergure, de la Tunisie aux États-Unis en passant par le Sénégal et la France. En sa qualité de facilitatrice accréditée BRIDGE, elle a animé plus de quarante ateliers axés sur l’administration électorale, la gestion des conflits et l’inclusion politique, une expérience dont témoigne son ouvrage de référence paru en 2024, « 2010, Élection présidentielle de sortie de crise : dans les coulisses de la CEI », ainsi que de nombreux guides pédagogiques.

Ardent maillon du réseau WANEP-Côte d’Ivoire, dont elle est aujourd’hui Présidente du Conseil d’Administration Émérite, Mme Koné Yoli-Bi s’est illustrée par son plaidoyer décisif en faveur de la loi ivoirienne de 2019 instituant un quota de représentation féminine dans les assemblées élues. Son influence s’étend au-delà des frontières nationales à travers son engagement au sein de FemWise-Africa dont elle est co-coordinatrice locale, du Réseau International des Médiatrices Francophones (RIMEF) et du Réseau des Compétences Électorales Francophones (RECEF).

Cette stature internationale, enrichie par une maîtrise parfaite du français, de l’anglais et de plusieurs langues locales, lui a valu une reconnaissance unanimement saluée : élevée aux rangs de Commandeur dans l’Ordre du Mérite ivoirien, d’Officier de l’Ordre National et de l’Ordre de la Femme, elle avait déjà été distinguée dès 2011 parmi les « 100 femmes leaders du monde » par le Département d’État américain, avant de recevoir en 2023 le prestigieux Power of Dreams Award remis par l’acteur et militant Danny Glover.

L’action de Marguerite Koné Yoli-Bi repose sur une conviction profonde : l’éducation et l’autonomisation sont les piliers de notre avenir. D’une part, elle offre une seconde chance aux jeunes filles victimes de grossesses précoces en facilitant leur retour sur les bancs de l’école. D’autre part, elle célèbre l’effort et la réussite au sein de l’EPP de son village, Latokaha, sous-préfecture de Niakara, dans la région du HAmbol, en récompensant non seulement la meilleure élève, mais aussi l’implication fondamentale de ses deux parents dans son parcours. Elle y soutient aussi la cantine avec un don toutes les rentrées scolaires avant la dotation de l’Etat.
Enfin, pour préparer la relève et renforcer la place des femmes dans la prise de décision, elle met son expérience au service des femmes candidates à travers un accompagnement de proximité.
Les personnes qui l’on côtoyée ne tarissent pas d’éloges à son égard. C’est le cas de l’hommage vibrant de Marie-Flore Bégou, initiatrice du groupe de Plaidoyer pour une Gouvernance Électorale Inclusive, à Marguerite Koné Yoli-Bi, qu’elle qualifie de figure dont le nom « rime avec élections et leadership féminin ». Marie-Flore Bégou souligne aussi son pragmatisme et son sens du résultat.
D’autres témoignages empreints de profonde gratitude pour son leadership et ses qualités humaines sont relevés par Jean-Marc HOVI, coordonnateur national du WANEP Côte d’Ivoire et Mme Salimata Ouattara, présidente de l’ONG Grenier, présidente de la société coopérative scoop Tiebé et de l’entreprise Promaya , agro-transformatrice.
Selon Jean-Marc HOVI, c’est une « dame d’action qui pense et réalise » et transforme l’adversité en « opportunité de grandir ». Il relève également son rôle déterminant dans son parcours : « Je n’y serais jamais arrivé sans elle, sans sa vision.», a-t-il indiqué, mettant en avant sa capacité à révéler le plein potentiel des autres et rappelle cet enseignement précieux.
« C’est ma patronne, ‘’ma Commandanté’’ », tel que l’appelle affectueusement, Mme Salimata Ouattara. Saluant une mentore qui lui a appris à avoir confiance en elle et à « ne pas voir petit, à rêver grand ». A en croire Mme Salimata Ouattara, « Elle peut construire des nations » et « peut redresser des rues, elle peut faire du développement ». Véritable « brave femme » qui « incarne la paix » et la défend avec passion. Elle regrette toutefois que son immense valeur ne soit pas davantage reconnue au plus haut niveau, affirmant qu’au vu de son parcours, Mme Yoli-Bi « mérite d’être nommée ministre ».
Augustin Tapé, journaliste spécialisé en genre et sauvegardes sociales












