Une délégation du Réseau des journalistes et professionnels de la communication pour la paix et la sécurité (RJPS), conduite par Michèle Pépé, présidente du Conseil d’administration du réseau et directrice de publication de Neema Media, a été reçue ce mercredi 29 juillet 2026 par la Commission Sécurité et Défense du Sénat, présidée par Édouard Djouha Kéi. La rencontre s’est tenue à la permanence de l’institution, à Abidjan-Attoban, dans la commune de Cocody.
À cette occasion, Michèle Pépé a présenté le projet SAC-CI, intitulé « Appui à la vulgarisation des agendas féministes, paix et sécurité auprès des communautés en Côte d’Ivoire ». Ce programme régional est porté par un consortium composé d’Equipop, Diakonia, Sweden, FAD-Niger et Gorée Institute, avec le soutien financier de l’Agence française de développement (AFD).
L’objectif de ce projet est de mieux faire connaître les agendas féministes liés à la paix et à la sécurité auprès des communautés, en particulier des femmes, ainsi que des jeunes filles et garçons. En Côte d’Ivoire, la mise en œuvre de cette initiative est assurée par le RJPS.
Cette visite s’inscrit dans le cadre des actions d’information, de sensibilisation et de plaidoyer menées par le réseau auprès des autorités nationales sur les enjeux liés la sécurité, notamment l’intégration de l’approche genre dans les politiques de paix et de sécurité.
« A travers ce plaidoyer, les acteurs de la société civile, des médias et des communautés appellent à une meilleure intégration des agendas Femmes, Paix et Sécurité (FPS) et Jeunes, Paix et Sécurité (JPS) dans les politiques publiques et les mécanismes locaux de sécurité« .
Le RJPS a par ailleurs rappelé son engagement de longue date dans le plaidoyer ayant conduit à la ratification par la Côte d’Ivoire de la Convention de la CEDEAO sur les armes légères et de petit calibre, signée le 14 juin 2006 à Abuja (Nigeria).
Le réseau a également contribué à la création et à la mise en place effective de la Commission nationale de lutte contre les armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC), et continue d’encourager l’État à renforcer son engagement dans la mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes, ratifié par la Côte d’Ivoire en septembre 2015.
Prenant la parole, après avoir reçu le manifeste de plaidoyer des mains de Michèle Pépé, le président de la Commission Sécurité et Défense du Sénat, Édouard Djouha Kéi a salué l’initiative du RJPS. Il avait notamment à ses côtés Bernadette Bah, conseillère technique de la présidente du Sénat et anciennement journaliste à Fraternité Matin et à Actuelle.
Le président de la Commission Sécurité et Défense du Sénat avait notamment à ses côtés Bernadette Bah, conseillère technique de la présidente du Sénat
« La cause que vous défendez relève pleinement des missions de notre commission. C’est pourquoi je n’ai pas hésité à vous recevoir. Votre plaidoyer met en lumière des préoccupations qui rejoignent nos attributions. Vous êtes un partenaire avec lequel il faudra désormais compter. Je me ferai votre porte-voix auprès de la présidente du Sénat. Nous examinerons vos propositions afin d’identifier les initiatives législatives susceptibles de renforcer les priorités que vous avez soulevées », a déclaré Édouard Djouha Kéi.
Selon lui, le développement d’une société repose sur l’implication de ses citoyens et sur le rôle moteur de la société civile dans la promotion des réformes et du progrès.

Créé en 2007, le Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité regroupe des journalistes et des professionnels de la communication engagés dans la promotion de la sécurité humaine, avec un intérêt particulier pour la lutte contre les armes légères et de petit calibre. Le RJPS est également membre fondateur de la section ivoirienne du Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’Ouest (RASALAO-CI).
Source : NEEMAMEDIA.COM
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